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C'est renversant !

Un examen haut en couleur de la Rolls-Royce de John Lennon

John Lennon's Rolls Royce

Les scientifiques du Laboratoire de recherche analytique de l'ICC ont eu récemment le rare privilège d'examiner des échantillons de peinture prélevés sur une Rolls-Royce de 1965 ayant naguère appartenu à John Lennon (1940-1980), membre des Beatles. La voiture a été acquise par un entrepreneur de Vancouver à l'occasion d'Expo 86 et cédée ensuite au Royal British Columbia Museum, où elle se trouve toujours. Comme le montre la photo, il ne s'agit pas tout à fait d'une Rolls-Royce classique. En 1967, en effet, la voiture a été peinte avec un motif floral de couleurs vives sur fond jaune par un ami de Lennon surnommé Gypsy Dave. Les restaurateurs avaient doncà cœur de connaître le type de peinture utilisée par l'artiste pour déterminer le meilleur moyen de nettoyer la surface de la voiture et d'éviter l'écaillage et autres dommages. C'est pourquoi Valerie Thorp, chef des services de conservation du musée a demandé aux spécialistes de l'ICC de procéder à l'analyse.

Quelques échantillons ont été préparés en coupes transversales pour déterminer la structure des couches de peinture. Des fragments ont aussi été analysés par spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier, diffraction des rayons X, micro-analyse et microscopie en lumière polarisée. Le tout a révélé l'emploi de nitrate de cellulose et d'une résine alkyde modifiée à l'huile comme liants et a montré que la surface de la peinture avait été recouverte d'un vernis à base d'une résine alkyde modifiée à l'huile. L'examen a aussi permis d'identifier toute une palette de pigments, dont le jaune de chrome, le blanc de titane, le bleu d'outremer et le rouge de toluidine.

En fonction des matériaux identifiés, il a été recommandé de nettoyer et de cirer le véhicule; l’analyse a indiqué que la peinture ne serait pas endommagée par l’eau ou l’application d’une cire protectrice. Pour réduire au minimum les dommages au vernis et à la surface peinte, il a également été suggéré d’éviter les longues expositions aux rayons directs du soleil, qui pourraient détériorer à la fois le nitrate de cellulose et la résine alkyde.

Même si, de nos jours, les adolescents préfèrent les Tragically Hip aux Beatles, le personnel de l'ICC n'en est pas moins fier d'avoir contribué à la longévité de ce souvenir tangible de la culture pop des années 1960.

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